Herzlich willkommen in der reformierten Kirchgemeinde Nidau!


Die Kirchgemeinde Nidau besteht aus fünf Pfarrkreisen und umfasst die vier politischen Gemeinden Bellmund, Ipsach, Nidau und Port. Vier deutschsprachige Pfarrämter, mehr als 30 Mitarbeitende und eine grosse Zahl von Freiwilligen gestalten das kirchliche Leben.

La paroisse de Nidau est bilingue, et la communauté romande a un poste pastoral qu'elle partage avec la paroisse française de Bienne. 

Wir freuen uns, wenn Sie mit uns Kontakt aufnehmen.

A bientôt...

Kontakt und Adressen

Personen

Gebäude

 

Jésus résiste pour notre liberté

Editorial August

La tentation de Jésus a-t-elle un sens pour nous ? Peut-elle nous toucher ? Pourtant, elle nous est donnée comme une clef de tout son minis­tère. Tout commence dans le désert, ce désert de Juda, non loin de l’en­droit où Jésus vient d’être baptisé. C’est l’Esprit, dit Marc, qui « poussa Jésus dans le désert ». Dans la Bible, le désert est un lieu ambigu, un lieu double. Un passage nécessaire, mais dur à supporter. Le désert, c’est la solitude, le face-à-face de l’homme avec Dieu. L’homme au dé­sert, c’est l’homme nu, contesté par l’Accusateur, seul. C’est l’homme désespéré. Mais c’est aussi l’homme dépendant de la grâce seule.

Le désert, nous le portons tous en nous. C’est cette zone la plus pro­fonde de nous-mêmes, où nous sommes seuls, non seulement de­vant la mort, mais d’abord devant la vie, là où personne ne peut décider à notre place. Le désert, c’est l’en­droit où Moïse, selon Deutéronome 30, mit Israël devant ce choix ex­traordinaire proposé par Dieu : « Vois, j’ai mis aujourd’hui devant toi la vie et la mort, le bien et le mal, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance. » Le désert est à la fois l’endroit où l’Esprit conduit Jé­sus et où le diable va le tenter. Les trois tentations du diable vont concerner la messianité de Jésus, sa vocation, sa mission : « Si tu es Fils de Dieu, montre-le. Change ces pierres du désert en pains. »

Immédiatement après la mission re­çue, c’est déjà la contestation. Le désert peut devenir ce lieu de mort où l’homme entre en contestation avec lui-même, avec sa vocation et avec le Dieu qui la lui a adressée. Le diable est toujours le contestateur, le tentateur. Il veut conduire Jésus dans le rêve fou de devenir un héros national et mondial, l’idole des foules, le Messie glorieux. Jésus n’a pu résister à cette tentation que parce qu’il a gardé sa confiance en Dieu, en sa parole, en son amour. Il a accepté d’accomplir sa vocation d’homme, tout simplement, jusqu’à mourir sur une croix. Et c’est ainsi qu’il sera véritablement Fils de Dieu et Messie. Pour que nous puissions devenir nous-mêmes, à notre tour, hommes, c’est-à-dire libres, c’est-à-dire enfants de Dieu et non pas es­claves, ni de l’argent, ni du pain, ni de la religion, ni des puissances po­litiques.

« L’homme ne vivra pas de pain seu­lement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu », répond Jé­sus au diable, en utilisant très mo­destement, comme un juif fidèle, l’Ecriture, avec ce texte de Deutéro­nome 8.

Nous entendons, nous aussi au­jourd’hui, dans la Bible, cette parole vivante, incarnée. Nous ne sommes plus seuls dans nos tentations. Jésus est avec nous, lui qui fut tenté par le diable dans le désert. La parole de Dieu est en nous. L’Esprit du Christ ressuscité est à nos côtés pour tou­jours. Dieu nous donnera en nos tentations (car nous ne serons pas épargnés) de ne jamais abandonner la terre ferme de sa parole, de gar­der confiance en cette parole qui nous dit : « Tu es mon enfant bien-ai­mé. Tu peux me confier ta vie. Ne cherche pas d’autres idoles, d’autres chemins. Choisis la vie. Choisis la li­berté. » Ce n’est pas très facile. Mais il n’y a pas d’autre chemin. C’est ce­lui que Jésus a choisi. Pour lui, et pour nous, ses disciples. Il a été ten­té. Nous sommes tentés. Il a vaincu. Nous pouvons vaincre. Nous pou­vons vivre la liberté.

PASTEUR LUC N. RAMONI

 

Bild: ZVG